C'était le dernier jour.
Le dernier jour où elle le voyait. Le dernier jour où elle pouvait lui balancer ses sentiments qu'elle trouvait si honteux et pesants. Elle passa le grand portail qui la séparait de ces deux mois de pure liberté. Un pied dehors. Le vent lui fouetta le visage. Ca y est. Elle échappait à tout ça. A cette torture quotidienne. Elle s'arrêta pour discuter avec ses amies. Leurs présences allaient lui manquer. C'était certain. Le temps passait tellement vite. Elle ferma les yeux, se remémorant tout ses instants. Mais stoppa net lorsqu'elle senti sa vue s' embuer.
" Je vais y aller. "
Sa voix faible transperça le vacarme ambiant. Ses amies tournèrent la tête vers ce corps enfantin, fragile, qui avait un regard brillant de larmes. Elles l'enlacèrent avec amour. Avec chaleur. L'étreinte dura un long moment. Puis elles se décidèrent.
" A bientôt . "
Elle commença à partir. Ne se retournant pas. Et puis elle le vit. Là devant elle. Cet air mutin sur le visage. Riant aux éclats. Dans son estomac une boule se formait. Elle baissa le regard, serrant ses poings le plus fort possible. Il la vit. L'appela.
" Oh non pitié..."
Elle leva la tête, souriant du mieux qu'elle pouvait. Le chemin jusqu'à lui lui parut infiniment long.
" Ca va ? Contente d'être en vacances ?"
Que tu es banal mon garçon.
" Oui ça va... "
Quelle menteuse. Dans sa tête tout s'embrasait. La nausée montait.
" Bon ben j'y vais...Je vais rater mon bus...Bonnes vacances alors. "
Elle courut presque pour échapper à ça. A ses adieux qui la déchiraient. A son regard brillant. A tout cette joie que laissait transparaitre son sourire si parfait. Elle manqua de se faire renverser. Et alors. Plus rien ne comptait vraiment. Lui il s'en foutait . Ca lui donnait envie de détruire tout, de se détruire. Des larmes de rage coulaient. Elles les laissaient faire. On pouvait la voir s'effondrer maintenant. Elle ne cachait plus sa blessure. Sa lâcheté était incomparable. Elle méritait tout ça. S'appuyant contre le capot d'une voiture, tout les regards étaient braqués sur elle. Ses pleurs rameutaient la foule. D'habitude, les gens était doués pour se cacher pour pleurer. Pas elle . Son corps pesait lourd et elle ne put l'empêcher de s'écraser sourdement sur le sol glacé. Tout lui semblait si fade, dénué d'importance. Une silhouette familière s'approcha. Il ne manquait plus que ça.
" Eh ben qu'est ce qui t'arrives ? Ca va pas ? "
Elle avait envie d' hurler. Il était complètement stupide.
" Bien sûr que non ! Ca ne va pas. Les larmes sur mes joues sont les témoins de ma tristesse. Tu sais quoi ? Je déteste ton rire. Il est si clair et mélodieux que ça me donne envie de vomir. Et puis ta démarche. Elle est si unique que je te reconnais même de loin. Le son de ta voix. Si posé et réconfortant. L'odeur de ton shampoing qui persiste durant deux jours. Ta façon de parler en toute franchise, sans cacher tes opinions. La forme de ta bouche lorsque tu souris. Et puis dès que l'on te fait des compliments, tu rougis. En fait je te détestes tout court je crois ! "
Elle criait sans s'en rendre compte et s'était levé d'un geste brusque. Elle était rouge écarlate, ruisselante de larmes. Lui était immobile. Interdit. N'osant plus faire un geste de peur de déclencher à nouveau cette véritable bombe humaine. Son souffle était roque.
" Je suis désolé..."
Elle leva les yeux. Il était d'une sincérité...incroyable.
" On me dit souvent que je ne fais jamais attention à personne. Ils avaient raison. La preuve. Je n'ai même pas vu que tu souffrais. Et de plus, par ma faute. Je t'en supplie, pardonne ma stupidité qui m'a aveuglé tout ce temps. "
Elle n'en croyait pas ses oreilles. Etait- ce réel?
" Tout ce temps, les paroles que je prononçais à ton égard étaient pathétiques, complètement superficielles. J'avais sans doute peur de te décevoir en me dévoilant. La raison ? Eh bien.Tu hantes mes pensées. Jours et nuits. Chaque instants passés à tes côtés me remplissent de bonheur. Si mon sourire te semble si parfait c'est parce qu'il existe grâce à toi. Tu es la seule. L'unique. "
Un silence régnait.
" Je t'aime. "
Son coeur explosa. Ses trois mots lui semblait si banals. Et pourtant. Elle tituba en sa direction. Il lui prit la main. Avec détermination. Il s'approcha tendrement. Et déposa un baiser sur ses lèvres. Elle posa la tête sur son épaule.
" Encore cette odeur de shampoing..."
The End.
Laura©
Le dernier jour où elle le voyait. Le dernier jour où elle pouvait lui balancer ses sentiments qu'elle trouvait si honteux et pesants. Elle passa le grand portail qui la séparait de ces deux mois de pure liberté. Un pied dehors. Le vent lui fouetta le visage. Ca y est. Elle échappait à tout ça. A cette torture quotidienne. Elle s'arrêta pour discuter avec ses amies. Leurs présences allaient lui manquer. C'était certain. Le temps passait tellement vite. Elle ferma les yeux, se remémorant tout ses instants. Mais stoppa net lorsqu'elle senti sa vue s' embuer.
" Je vais y aller. "
Sa voix faible transperça le vacarme ambiant. Ses amies tournèrent la tête vers ce corps enfantin, fragile, qui avait un regard brillant de larmes. Elles l'enlacèrent avec amour. Avec chaleur. L'étreinte dura un long moment. Puis elles se décidèrent.
" A bientôt . "
Elle commença à partir. Ne se retournant pas. Et puis elle le vit. Là devant elle. Cet air mutin sur le visage. Riant aux éclats. Dans son estomac une boule se formait. Elle baissa le regard, serrant ses poings le plus fort possible. Il la vit. L'appela.
" Oh non pitié..."
Elle leva la tête, souriant du mieux qu'elle pouvait. Le chemin jusqu'à lui lui parut infiniment long.
" Ca va ? Contente d'être en vacances ?"
Que tu es banal mon garçon.
" Oui ça va... "
Quelle menteuse. Dans sa tête tout s'embrasait. La nausée montait.
" Bon ben j'y vais...Je vais rater mon bus...Bonnes vacances alors. "
Elle courut presque pour échapper à ça. A ses adieux qui la déchiraient. A son regard brillant. A tout cette joie que laissait transparaitre son sourire si parfait. Elle manqua de se faire renverser. Et alors. Plus rien ne comptait vraiment. Lui il s'en foutait . Ca lui donnait envie de détruire tout, de se détruire. Des larmes de rage coulaient. Elles les laissaient faire. On pouvait la voir s'effondrer maintenant. Elle ne cachait plus sa blessure. Sa lâcheté était incomparable. Elle méritait tout ça. S'appuyant contre le capot d'une voiture, tout les regards étaient braqués sur elle. Ses pleurs rameutaient la foule. D'habitude, les gens était doués pour se cacher pour pleurer. Pas elle . Son corps pesait lourd et elle ne put l'empêcher de s'écraser sourdement sur le sol glacé. Tout lui semblait si fade, dénué d'importance. Une silhouette familière s'approcha. Il ne manquait plus que ça.
" Eh ben qu'est ce qui t'arrives ? Ca va pas ? "
Elle avait envie d' hurler. Il était complètement stupide.
" Bien sûr que non ! Ca ne va pas. Les larmes sur mes joues sont les témoins de ma tristesse. Tu sais quoi ? Je déteste ton rire. Il est si clair et mélodieux que ça me donne envie de vomir. Et puis ta démarche. Elle est si unique que je te reconnais même de loin. Le son de ta voix. Si posé et réconfortant. L'odeur de ton shampoing qui persiste durant deux jours. Ta façon de parler en toute franchise, sans cacher tes opinions. La forme de ta bouche lorsque tu souris. Et puis dès que l'on te fait des compliments, tu rougis. En fait je te détestes tout court je crois ! "
Elle criait sans s'en rendre compte et s'était levé d'un geste brusque. Elle était rouge écarlate, ruisselante de larmes. Lui était immobile. Interdit. N'osant plus faire un geste de peur de déclencher à nouveau cette véritable bombe humaine. Son souffle était roque.
" Je suis désolé..."
Elle leva les yeux. Il était d'une sincérité...incroyable.
" On me dit souvent que je ne fais jamais attention à personne. Ils avaient raison. La preuve. Je n'ai même pas vu que tu souffrais. Et de plus, par ma faute. Je t'en supplie, pardonne ma stupidité qui m'a aveuglé tout ce temps. "
Elle n'en croyait pas ses oreilles. Etait- ce réel?
" Tout ce temps, les paroles que je prononçais à ton égard étaient pathétiques, complètement superficielles. J'avais sans doute peur de te décevoir en me dévoilant. La raison ? Eh bien.Tu hantes mes pensées. Jours et nuits. Chaque instants passés à tes côtés me remplissent de bonheur. Si mon sourire te semble si parfait c'est parce qu'il existe grâce à toi. Tu es la seule. L'unique. "
Un silence régnait.
" Je t'aime. "
Son coeur explosa. Ses trois mots lui semblait si banals. Et pourtant. Elle tituba en sa direction. Il lui prit la main. Avec détermination. Il s'approcha tendrement. Et déposa un baiser sur ses lèvres. Elle posa la tête sur son épaule.
" Encore cette odeur de shampoing..."
The End.
Laura©