It's like rain on your wedding day.

It's like rain on your wedding day.
Juste une envie. Et on se laisse porter. Non ?
Jeune fille pure et saine d'esprit âgée de quinze ans. Sage comme un orage. Qui aime regarder passer les nuages. Le casque vissé sur les oreilles. Rock'n'Folk. Elle a beaucoup d'imagination et se laisse vite emporter par ses fantasmes ridicules. Elle craque pour les garçons incompris. Et les touffes la font frémir. Elle rigole trop et sourit souvent sans raison. Aimerait beaucoup dormir dans les bras de quelqu'un. Ses paroles sont des fois incompréhensibles. Blanche comme un cachet d'aspirine et yeux de poulet mort. Elle fixe les gens sans s'en rendre compte. Quand elle chante elle fait beaucoup de grimaces. Pas pire que lui . Elle s'empêche de faire certaines choses. Immortaliser chaque instant avec vous. Elle habite vers Avignon, plus connu sous le nom de la ville des pigeons vengeurs. Ses références feraient peur à un fantôme. Côté enfantin très prononcé. Semble superficielle aux yeux de certaines personnes. Aimerait parfois disparaitre dans les murs pour plus qu'on la voie. Honteuse comme fille. Ne s'assumant pas, elle possède de nombreux complexes et n'oublie pas de saouler tout ses amis à cause de ça. Elle n'a aucun talent et une guitare repose dans son étui sans qu'elle ose la toucher. Ses deux mains parfois se décident à faire quelque chose. Art abstrait ou personnages sans émotions. Elle fait de son mieux mais ce n'est jamais assez. Elle s'identifie bien trop aux autres. Et ils sont tous bien mieux qu'elle à ses yeux. Par ce que elle, elle est toujours dans son corps de gamine. Elle n'arrive pas à grandir. Sûrement besoin de sentir une main rassurante. Un garçon qui lui redonne confiance en sa féminité. Bien trop dépendante.
Droguée de la vie.

# Posté le samedi 05 avril 2008 07:44

Modifié le jeudi 08 mai 2008 10:49

Plaignons nous, jeunes cons.

Plaignons nous,  jeunes cons.
Expulse donc tout ce venin. Lâche toi. Hais moi.

De toute façon ça ne changera rien. On me remplacera, on me remplacera. Quoi ? Je suis éternelle ? Non. Une fille éphémère, qui ne reste dans les coeurs et dans les esprits seulement un petit moment. On m'oubliera, on m'oubliera. Et même si mes paroles semblent bien belles, elles sont surtout vides de sens. Je suis nue comme un vers. Et le soleil n'adoucit rien du tout. Il ne fait que renforcer ma passion et ma fougue. Je coure vers vous avec ce même sourire espiègle et enfantin. Et je tend la main, tatonnant l'air qui nous sépare pour trouver vos mains. Et si un jour elles disparaissaient ? Et si un jour je trébuche par terre et que personne n'est là pour me ramasser. Je ramènerais sans doute mon genou ensanglanté vers moi et je pleurerais dessus à chaudes larmes. C'est la seule chose que je sais faire. Enfin, les deux choses plutôt : être gamine et pleurer. Et je m'étonne. Et j'ai peur. Peur de cette solitude qui semble si effrayante. Peur des regards méprisants. Peur de ce monde. Banal. Et finalement je me déteste. Parce que je raconte mes problèmes qui n'en sont pas. Et que je devrais pas. Parce que ça me fait pas avancer. Il est toujours aussi loin. Et je suis toujours aussi faible. Et tout ces moments me reviennent en tête. Et elle me manque. Et j'ai envie de pleurer. Même les gens que je détestaient laissent un vide considérable. Abrutie. Et je gueule sur fond de guitare pour évacuer. Et je me demande toujours ce qu'il fait. Et le casque sur les oreilles je regarde droit devant. Et je m'en pose des questions existentielles. Et mon reflet me percute de pleine face. Mocheté.

Mon coeur se décroche. Et il n'y a pas de raison valable.

# Posté le samedi 05 avril 2008 13:51

Modifié le jeudi 10 avril 2008 08:34

Je suis changeante et lunatique comme fille.

Je suis changeante et lunatique comme fille.
J'aime juste écouter les sons autour de moi. Et quand je regarde le ciel à travers le vélux quel apaisement. Les rires, sourires, regards. C'est tout simplement magnifique. Je crois bien que je vous aime beaucoup. Le soleil sur ma peau ça soigne les blessures que je me fais moi même . Et j'aimerais tout laisser ici en ce lieu, en cet instant, là, maintenant. " Qu'est ce que tu en penses ? Ca te dit de venir t'exiler dans mon paradis terrestre ? Viens donc dormir dans mes bras. Le printemps nous accompagnera. Je serais ta muse et toi mon héros. " Et c'est reparti pour des rêveries interminables. Et on s'y perd au fur et à mesure. Mais j'aime ça. J'aime aussi observer l'attitude des gens. Leurs démarches, leur sourires, leurs manies, leurs rires qui flottent doucement dans l'air. J'aime tout ça. Pouvoir sentir la vie du bout des doigts. Palpable. C'est dans ces moments là que j'ai vraiment l'impression d'exister. Que tout ces instants valent la peine d'être vécu. Des fois un sourire se trace sur ma bouche sans qu'on comprenne pourquoi. Maintenant vous savez la raison. Un excès de joie qui déborde et déforme mes lèvres. Grâce à cette atmosphère. C'est assez géniale d'être heureuse sans trop savoir pourquoi. Le bonheur viens aussi vite que la tristesse chez moi. Espérons qu'il reste longtemps dans mon petit corps. J'ai presque envie d'oser. Oser franchir les barrières qui me paraissaient jusqu'alors insurmontables. Faire face à la réalité enfin. Oser regarder son reflet sans rougir de ce qu'on est. Etrange phénomène, si rapide et inattendu. Si libérateur.


Aujourd'hui, Lundi 7 Avril 2008, Laura est né.

# Posté le dimanche 06 avril 2008 14:14

Modifié le lundi 07 avril 2008 05:50

#1

#1
Elle le regardait d'un air suppliant. Tout son être tremblait. Elle redoutait ce moment qu'elle avait pourtant attendu toute sa vie. Sa respiration était saccadée et sa cage thoracique compressait son coeur qui battait d'un rythme frénétique. Lui ne disait rien. Sa longue silhouette découpait dans le mur une magnifique ombre. Il ne la regardait pas, fixant droit devant lui. Dans un état second, le séparant du monde. Elle n'en pouvait plus. Des larmes d'angoisses débordaient de ses yeux rougis par la fatigue. Ses lèvres gercées n'arrivaient plus à s'ouvrir. Il se retourna enfin vers elle, avec cet air sérieux sur le visage. Ce fameux air. Elle l'aimait encore plus lorsqu'il avait cette expression. Ses sourcils étaient froncés, ses cheveux bouclés lui retombant sur le visage, ses yeux perçants la fixaient.
" Je t'en supplie parle moi ". C'est tout ce qu'elle pouvait lui dire tant sa gorge était nouée. Il s'avança. D' un pas nonchalant. Son pantalon frottait le sol et ce son était le seul qu'elle pouvait percevoir à cet instant précis. Un son si familier. Elle n'osait plus respirer par peur de casser ce moment. Il était maintenant tout proche. Elle pouvait sentir son odeur. Il s'arrêta. A deux pas d'elle. Il tendit une main , une main marquée par ses passions, ses dérapages. Le contact entre sa peau glacée et son visage lui donna un frisson. Il s'avança un peu plus. Approcha son visage de son cou. Et lui murmura d'une voix suave:
" Enfin..." Elle savait très bien ce qu'il voulait dire et laissa échapper un sanglot. Les couleurs de leurs lèvres se fondirent. Elle l'enlaça de peur qu'il la laisse ici, toute seule. Elle passa la main dans ses cheveux. Et ils restèrent comme cela de longues minutes. Jusqu'à ce que leurs ombres sur le mur disparaissent dans la nuit noire...

The end.
©Laura.

# Posté le jeudi 10 avril 2008 08:25

Modifié le jeudi 10 avril 2008 08:37

" Je suis sûre qu'il me kiffe ! "

" Je suis sûre qu'il me kiffe ! "
" Il y a des fantasmes que l'on prend plaisir à entretenir. "
Tout à fait mon cas chers amis. Mes fantasmes composent mon échappatoire, ma porte de secours, ma bouffée d'air. Quand j'en ai marre de tout ce qui m'entoure je me mets en boule dans mon lit. Et je rêve. A Lui , a Eux, à Elles, à tout ce que je voudrais être, à tout les talents que je voudrais posséder, à toutes les destinations où je voudrais aller. Je rêve. Tout simplement. Parfois mes fantasmes sont réalisables. Ancrés dans la réalité. Je lui parle assise sur une marche, je l'entends me décrire ses passions. Et puis il y a ceux totalement irréalisables. Se bourrer la gueule avec Julian et Albert. Chanter en duo avec Irwin. Faire un solo de guitare électrique pour épater tout le monde. Oui oui irréalisable chers compères. Je ressors de ce coma si doux et agréable. Il y a un moment de flottement. Où je cherche ma guitare , où je sens encore son odeur. La réalité retombe tel un couperet. Je ne sais même pas accorder une guitare et son odeur m'est étrangère. Mince. J'y croyais tant à ce succès. A cette foule d'applaudissement. A ce physique rêvé. A leurs regards braqués sur moi. Ils sont tous partis. Et je suis seule dans mon lit. A contempler les plis sur mon drap. A me demander si un jour je réussirais. Si un jour il me parlera avec ce regard animé. Je vis dans un monde virtuel. Et lorsque j'affronte la réalité j'ai toujours cette peur de tout confondre. Mes films viennent de là. " Mon dieu il me colle !! J'hallucine grave quoi. " Non, c'est toi qui le suit ma fille. Mais vaut mieux se persuader du contraire. " T'as vu comme il m'a regardé ?!! " Oui. Il te regarde sans vraiment te regarder. Tu es juste dans sa ligne, tu bouches son passage. Tu es une parmi les autres. Rien de très unique à ses yeux. Normal vu qu'il te connait pas. On va mettre ça sur le compte de ta timidité excessive. Pour avoir la conscience tranquille. " Et puis d'abord c'est à lui de venir me voir ! " Ah oui ? Bah lui il en a rien à foutre de ta personne ma petite. C'est à toi de te bouger les fesses. Et que ça saute !

# Posté le samedi 12 avril 2008 04:36

Modifié le samedi 12 avril 2008 05:11